Pour protéger le vieux port de Cannes contre les submersions, la chambre de commerce Nice Côte d'Azur et la ville de Cannes emploient les grands moyens : plus de 4000 enrochements « accropodes » de 4 m3 (environ 10 tonnes) ont été installés par des engins de grande envergure.
En Isère, les travaux de restauration physique de la Bonne et du Malentraz viennent de s’achever rendant ainsi aux rivières l’espace nécessaire à leur bon fonctionnement
Les travaux hydrauliques dans les vallées de la Roya et de la Vésubie ont été revus à 17 millions d'euros pour l’urgence et 115 millions pour la reconstruction d’ouvrages. C’est sans compter certains tronçons des cours d’eau, toujours difficiles d’accès.
Pour bénéficier des financements de l’Etat via le fonds « Barnier », les concepteurs d’ouvrages de prévention contre les inondations doivent effectuer des analyses coût-bénéfice (ACB). Mais d’autres outils d’aide à la décision, « multi-critères » permettent d’accompagner les choix des élus : c'est ce que plaide Jean-Marc Tacnet, Ingénieur/Chercheur à l’INRAE.
Endommagée lors d’une crue de l’Estéron fin 2019, une berge protégeant l’usine de chimie fine Mesta vient d’être réparée. Les travaux d’urgence ont été financés par l’entreprise (270.000 euros), avec une maîtrise d’œuvre du SMIAGE.
Protéger contre les inondations et maintenir la mobilité douce en crête de digue : deux objectifs pas toujours conciliables ? C’est ce que nous invite à penser la rénovation de la levée de la Bonne Dame, à Nevers.
Une seconde retenue sèche sur la Turdine pour lutter contre les inondations : A l'Arbresle, ville située à 20 km de Lyon, le chantier se poursuivait cet automne. L’ouvrage retiendra jusqu’à 855 000 m³ d’eau en période de crue.
Le SYMADREM a réalisé un exercice de simulation de crue et de surveillance des digues courant octobre 2020 avec la participation de 8 communes des Bouches-du-Rhône et du Gard.
Le Cerema a conçu une méthode appelée ExZEco pour "Extraction des Zones d'Ecoulement", afin de cartographier les espaces potentiellement inondables sur de petits bassins versants. La méthode a été améliorée et appliquée à une dizaine de départements. Les cartographies des zones sensibles au risque ruissellement sont diffusées progressivement sur la plateforme Cdata du Cerema.
Dans les Alpes Maritimes, le SMIAGE a lancé les premières réparations d’urgence sur les digues. A plus long terme, le projet de PAPI va être adapté. L’agence de l’Eau RMC invite à redonner de l’espace aux rivières. Pas toujours facile.
Depuis l’été, les travaux sur la digue de la Nonette ont progressé : des palplanches sur 650 mètres sont enfoncées en prenant garde à ne pas nuire au déversoir historique, qu’il faut conforter.
Tout juste achevé, le nouvel ouvrage de laminage des crues du ruisseau Saint-Pierre retiendra jusqu’à 35.000 m3 d’eau. Il est complété par des travaux de renaturation du cours d’eau.
Bon nombre d’ASA gèrent des digues de protection, des canaux ou des casiers hydrauliques. Avec la réglementation sur les systèmes d’endiguement, ces associations doivent trouver leur place. Ce qui n’est pas toujours facile.
Aux portes de la station de ski des Contamines-Montjoie, le syndicat mixte SM3A a récemment officialisé la fin des travaux d’extension de la plage de dépôt du nant d’Armancette. 250.000 m3 de matériaux pourront désormais être contenus.
D’une pierre deux coups : le Syndicat mixte Asse-Bléonne supprime le seuil d’un pont de chemin de fer sur la Bléone et en profite pour reprendre les digues voisines, sur plus d’1,7 km de linéaire.